FORUM

Forum Panafricain de la Jeunesse

N’Djaména, capitale de la jeunesse africaine ! C’est du moins ce que l’on peut dire par rapport à la tenue dans la capitale tchadienne du Forum panafricain de la jeunesse du 27 au 30 juin 2017. A cette grande messe de la jeunesse, les cinquante quatre Etats du continent ont marqué chacun de sa présence au forum de la jeunesse, espoir de demain. Le Président de la Guinée Alpha Condé, par ailleurs président de l’Union Africaine, le président de la Commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat,

le vice président de la Guinée Equatoriale Teodorin NGuema Obiang Mangue et les représentants des organisations internationales intéressés par les problèmes de la jeunesse et du genre ont répondu présents à ce forum dont le thème est : « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

La présence effective de ces personnalités, honorent la jeunesse africaine et le président Idriss Déby Itno, parrain du forum. A ce titre, plusieurs allocutions ont été prononcées pour orienter les jeunes africains à prendre en mains leur destin.

Cadre de brassage de la jeunesse africaine, le forum a permis aux jeunes africains de débattre de leur devenir en matière de formation et d’insertion sociale.

En effet, le continent compte près de 700 millions de jeunes africains. L’Afrique dispose d’un potentiel immense au regard du défi démographique qui se présente. ​Les moins de 25 ans représentent 20% de la population du continent africain, soit 200 millions de personnes.

Cependant, cette forte démographie devient préoccupante lorsque la Banque mondiale annonce que 260 millions de jeunes sont sans travail dans les pays émergents, l’Afrique notamment.

Au forum l’occasion est toute indiquée pour les jeunes de débattre des maux qui minent leur épanouissement tels que le chômage, la délinquance et l’émigration clandestine. Certes, les jeunes sont aidés et orientés dans les débats par des éminences grises qui ont foi en la jeunesse. Mais leur destin est entre leur mains comme l’a si bien dit le Président Alpha Condé : «  il appartient à la jeunesse africaine de tracer, ici, à N’Djaména, le boulevard de son bonheur. » 

Le Forum panafricain de la jeunesse se tient en prélude au sommet de l’Union africain de juillet 2017.
Il doit être un tremplin à l’engagement d’un contient par rapport de l’émancipation de la jeunesse. C’est en somme un pari à gagner pour donner espoir à la jeunesse africaine, considérer comme l’espoir de tout un continent.

A l’issue du forum clôturé par le Président Idriss Déby Itno, les jeunes ont formulé des recommandations axés sur 5 piliers qui sont :
●    Education, formations et développement des compétences ;
●    Emploi et Entreprenariat ;
●    Migration, paix et sécurité ;
●    Droits, Gouvernance et autonomisation de la Jeunesse ;
●    Santé, arts, culture et sports au service du bien être des jeunes.
En s’appuyant sur le discours du président Idriss Déby Itno, les jeunes ont formulé soixante onze (71) recommandations fortes et ont demandé à leur parrain qu’elles soient prises en compte par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine au travers d’actions concrètes.
Pilier N° 1 : Education, formations et développement des compétences
En ce qui concerne le thème de l’éducation, formations et du développement des compétences, la Jeunesse formule 21 recommandations majeures, à l’endroit de ses décideurs comme suit :
Nous les jeunes Africains, conscients de l’inadéquation grandissante dans nos différents Etats, entre les formations académiques et le monde de l’emploi, demandons :
1.    L’Intégration des enseignements techniques et professionnels dans les programmes éducatifs, du cycle préscolaire à l’université, tel qu’énoncé dans la Stratégie continentale pour le développement de l’éducation et de la formation technique et professionnelle (EFTP);
2.    Le développement de programmes éducatifs faisant la part belle à l’enseignement des sciences, nouvelles technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) : tel que stipulé par la Stratégie africaine pour le développement de la science, de la technologie et de l’innovation (STISA
2014-2024) et la Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique (CESA 2016-2025);
3.    L’instauration systématique de dispositifs d’orientation et d’accompagnement des jeunes dans la construction de leur projet professionnel, durant leur cursus académique ;
4.    Des incitations fiscales significatives à l’endroit des partenaires privés proposant des contrats d’alternance, aux étudiants.
5.     L’adaptation par les systèmes éducatifs Africains, de leurs contenus de formations en fonction des compétences recherchées dans les différents projets stratégiques de nos Etats ;
6.     La systématisation par les Etats de services de volontariat des jeunes, pour renforcer leurs capacités et doper leur attractivité ;
7.    La promotion d’environnements éducatifs propices à une éducation inclusive, sans discrimination de genre, de religions, d’âges ou de catégories sociales ; 
8.     L’intensification de l’apprentissage de langues étrangères dans les systèmes éducatifs Africains, et ce dès le cycle préscolaire ;
9.    Le partage par les ensembles régionaux, sous régionaux et nationaux des bonnes pratiques et des modèles réussis dans le domaine de l’éducation.
Nous les jeunes Africains, voulant favoriser l’accès au plus grand nombre d’entre nous, à une éducation de qualité, visant à favoriser leur insertion socioprofessionnelle et leur épanouissement personnel, suggérons ;
10.    La création d’un fond Panafricain dédié à la vulgarisation de l’histoire de l’Afrique et à la coordination des contenus éducatifs. Le Panafricanisme doit être un enseignement obligatoire dans tous les cursus secondaires des différents pays de l’Union ;
11.     La mise en place de fonds nationaux basés sur un partenariat public-privé, dédiés à soutenir l’éducation populaire dans chaque pays ;
12.    La promotion inclusive par les décideurs Africains d’une politique d’ouverture de stages aux jeunes nationaux, aussi bien dans les plus hautes instances du pays que dans le secteur privé : ce, pour donner l’exemple et permettre aux jeunes de se familiariser avec des métiers ; 
13.    La création de plateformes de partage d’expérience à tous les niveaux (local, national, régional et panafricain) par les plus hautes personnalités du secteur privé et public de chaque pays afin de renforcer les capacités des jeunes ;
14.    La mobilité et l’effectivité de la libre-circulation des étudiants sur le continent, à travers la suppression des visas d’étude pour les étudiants Africains ;
15.     La création d’un passeport spécial étudiant.
Les jeunes Africains, liant leur avenir au développement du civisme, proposent :
16.    L’enseignement de l’instruction civique, de la morale et de l’éthique tout au long du parcours scolaire dans tous les ordres de l’enseignement ;
17.    La mise en place des programmes nationaux de volontariat des jeunes avec une allocation conséquente des ressources ;
18.    Une meilleure appréciation et intégration par les systèmes éducatifs et les environnements professionnels, de l’engagement citoyen et associatif ou bénévole des jeunes, tant en milieu scolaire qu’extra scolaire ;
19.    La vulgarisation au sein des programmes scolaires et universitaires de l’idéologie et productions panafricaines (Hymne, Charte, Agenda…).
20.    Promouvoir au sein des différents Etats, les espaces d’expression libre et de développement d’une culture citoyenne en milieux urbains et ruraux ;
21.    L’instauration des services nationaux civiques post-formation. 
Pilier N° 1 : Emploi et entrepreneuriat
La Jeunesse africaine formule 10 recommandations majeures pour ce pilier, à l’endroit de ses décideurs :

Pensant que l’entreprenariat découle d’un ensemble de valeurs qui s’inculquent depuis le bas âge, les jeunes africains demandent :
1.    La révision des programmes de formation en y intégrant de manière systématique le module Entrepreneuriat, à partir du cycle secondaire ;
2.    La promotion de « Junior Entreprise » et d’incubateurs en milieu scolaire et estudiantin, au travers entre autres d’incitations académiques et matérielles ;  

Voulant rompre avec le chômage et intégrer le tissu productif en créateurs de richesse, les jeunes suggèrent:
3.    Des mesures d’accompagnement exceptionnelles (crédit, formation, coaching) pour les projets entrepreneuriaux développés en zone rurale ;
4.    La promotion de la méritocratie dans les nominations à la tête des institutions de promotion de l’emploi des jeunes ;
5.    La prise des actes législatifs pour imposer aux firmes et grandes entreprises étrangères et nationales de sous traiter avec les PME et les START UP locales ; L’adoption des mesures accordant une quote-part de marchés aux entreprises locales dans tous les projets financés par les bailleurs de fonds en Afrique ;
6.    Des incitations économiques pour renforcer l’économie sociale et solidaire au travers de projets d’entreprenariat innovants et d’intérêt général ;

Empêchés de mener à bien leurs projets d’entreprise, faute de ressources financières suffisantes, les jeunes Africains demandent :
 7. L’opérationnalisation d’ici janvier
2018 du fonds Africain pour le développement de la Jeunesse, tel qu’adopté par les Ministres Africains de la Jeunesse et le Conseil Exécutif de l’Union Africaine au Sommet de Kigali en juillet 2016. Un processus déjà en cours au niveau de l’Union Africaine, initiative déjà adoptée par les Ministres Africains de la Jeunesse et le Conseil Exécutif de l’Union Africaine au Sommet de Kigali en juillet 2016, pour lequel il ne reste plus que la décision des Chefs d’Etat pour son existence et nous souhaitons vivement que ce soit fait au Sommet de juillet 2017 de l’Union Africaine qui pointe à l’horizon. Ce Fonds servira à investir dans les projets qui transformeront la Jeunesse Africaine et apporteront un développement durable tel que stipulé dans la Charte Africaine de la Jeunesse et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Il soutiendra également les programmes de développement de la Jeunesse tels que l’Entreprenariat des Jeunes tout en réduisant le chômage des jeunes et en résolvant les questions migratoires qui affectent beaucoup les jeunes africains en ce moment. Prévoir également des subventions pour l’accès au financement qui est l’un des problèmes majeurs des jeunes ayant des projets entrepreneuriaux.
8. L’engagement des gouvernements respectifs pour la prise en compte des besoins spécifiques incluant la création d’emplois décents et l’accès des jeunes aux marchés publics et aux services financiers, en accordant une attention particulière aux entreprises et initiatives gérées par des jeunes afin de relever le défi du démarrage et/ou de la conduite des affaires dans les pays africains ;
9. Les contributions Volontaires des Chefs d'Etat et de Gouvernement dans le Fonds Africains pour le développement de la Jeunesse lors de sa création au prochain Sommet de l'Union Africaine en Juillet
2017 pour les objectifs à cours termes de ce Fonds tel que proposé dans le projet ;
10. L'engagement de la Banque Africaine de Développement pour le Fonds et des Entrepreneurs Africaine au Prochain Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UA de Juillet
2017 ;
11. L’adoption d’une stratégie nationale de la finance inclusive dans tous les pays de l’UA ;
  12. L’assainissement du climat des affaires et l’exemption fiscale pendant les cinq premières années sur tout le continent, de toutes les PME.
Pilier N° 2 : Education, formations et développement des compétences
En ce qui concerne le thème de l’éducation, formations et du développement des compétences, la Jeunesse formule 21 recommandations majeures, à l’endroit de ses décideurs.
Conscients de l’inadéquation grandissante dans les différents Etats, entre les formations académiques et le monde de l’emploi, les jeunes Africains demandent:
1.    La mise en place et le renforcement des établissements d’enseignement régionaux qui contribuent à l’acquisition du savoir et offrent aux étudiants des programmes d’échanges sur l'ensemble du continent, y compris l’introduction progressive de programmes de stages du niveau secondaire au niveau supérieur ;
2.    L’insertion du programme d’Africologie dans nos cursus académiques pour apprendre aux jeunes Africains le Panafricanisme ;
3. La révision des programmes éducatifs des institutions d’enseignement afin d’améliorer leur qualité et leur pertinence par rapport aux besoins du marché du travail et de développement national, notamment en mettant l’accent sur le développement des compétences et en accordant une plus grande attention à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques (STIM) grâce à une mise en œuvre plus efficace des politiques continentales telles que la Stratégie africaine pour le développement de la science, de la technologie et de l’innovation (STISA
2014-2024) et la Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique (CESA 2016-2025); ainsi que le programme d’échange pour les étudiants Africains ;
4.    L’instauration de la gratuité à l’école primaire, secondaire et l’université publique ;
5.    La Facilitation du mouvement libre des étudiants sur le continent en abolissant les visas d’étude pour les étudiants Africains ;

6.    L’élargissement des possibilités de formation professionnelle pour l’acquisition de compétences à l’intention des jeunes afin d’augmenter leurs capacités d’insertion professionnelle (y compris leurs aptitudes à l’emploi indépendant), leur productivité et leur compétitivité, tel qu’énoncé dans la Stratégie continentale pour le développement de l’éducation et de la formation technique et professionnelle (EFTP);
7. L’instauration systématique de dispositifs d’orientation et d’accompagnement des jeunes dans la construction de leur projet professionnel, durant leur cursus académique ;
8.    Des incitations fiscales significatives à l’endroit des partenaires privés proposant des contrats d’alternance, aux étudiants ;
9.     L’adaptation par les systèmes éducatifs Africains, de leurs contenus de formations en fonction des compétences recherchées dans les différents projets stratégiques de nos Etats ;
10.     La systématisation par les Etats de services de volontariat des jeunes, pour renforcer leurs capacités et doper leur attractivité ;
11.    La promotion d’environnements éducatifs propices à une éducation inclusive, sans discrimination de genre, de religions, d’âges ou de catégories sociales ; 
12.     L’intensification de l’apprentissage de langues étrangères dans les systèmes éducatifs Africains, et ce dès le cycle préscolaire ;
13.    Le partage par les ensembles régionaux, sous régionaux et nationaux des bonnes pratiques et des modèles réussis dans le domaine de l’éducation ;
Voulant favoriser l’accès au plus grand nombre d’entre eux, à une éducation de qualité, visant à favoriser leur insertion socioprofessionnelle et leur épanouissement personnel, les jeunes Africains, suggèrent:
14.    La création d’un fond Panafricain dédié à la vulgarisation de l’histoire de l’Afrique et à la coordination des contenus éducatifs. Le Panafricanisme doit être un enseignement obligatoire dans tous les cursus secondaires des différents pays de l’Union ;
15.     La mise en place de fonds nationaux basés sur un partenariat public-privé, dédiés à soutenir l’éducation populaire dans chaque pays ;
16.    La promotion inclusive par les décideurs Africains d’une politique d’ouverture de stages aux jeunes nationaux, aussi bien dans les plus hautes instances du pays que dans le secteur privé : ce pour donner l’exemple et permettre aux jeunes de des familiariser avec des métiers ; 
17.    La création de plateformes de partage d’expérience à tous les niveaux (local, national, régional et panafricain) par les plus hautes personnalités du secteur privé et public de chaque pays afin de renforcer les capacités des jeunes ;
18.    La mobilité et l’effectivité de la libre-circulation des étudiants sur le continent, à travers la suppression des visas d’étude pour les étudiants Africains ;
19.     La création d’un passeport spécial étudiant.
Liant leur avenir au développement du civisme, les jeunes Africains, proposent:
20.    L’enseignement de l’instruction civique, de la morale et de l’éthique tout au long du parcours scolaire dans tous les ordres de l’enseignement ;
21.    La mise en place des programmes nationaux de volontariat des jeunes avec une allocation conséquente des ressources ;
22.    Une meilleure appréciation et intégration par les systèmes éducatifs et les environnements professionnels, de l’engagement citoyen et associatif ou bénévole des jeunes, tant en milieu scolaire qu’extrascolaire ;
23.    La vulgarisation au sein des programmes scolaires et universitaires de l’idéologie et productions panafricaines (Hymne, Charte, Agenda…).
24.    Promouvoir au sein des différents Etats, les espaces d’expression libre et de développement d’une culture citoyenne en milieux urbains et ruraux ;
25.    L’instauration des services nationaux civiques post-formation. 
Pilier N° 3 : Migrations, paix et sécurité
La Jeunesse Africaine consternée par les menaces nouvelles qui exposent son devenir et sa sécurité, formule pour la thématique « Migrations, paix et sécurité », 14 recommandations.
Face à la menace sécuritaire persistante, les jeunes recommandent les mesures suivantes :
1.    Mise en place des mécanismes efficaces de contrôle de circulation d’armes en Afrique ;
2.    La suppression des barrières à la libre circulation des biens et des personnes en Afrique ;
3.    La mutualisation des mécanismes de solidarité en faveur des déplacés et réfugiés victimes de situation de crise et de guerre ;
4.    La prise en charge toute particulière des orphelins et des veuves de guerre ;
5.    Le développement des programmes spécifiques de réinsertion sociale et économique pour les transfuges ou déserteurs des cellules terroristes ou armées irrégulières ;
Face aux différentes mouvances idéologiques et religieuses, vecteur d’instabilité, de radicalisme et d’extrémisme violent, les jeunes africains, recommandent ce qui suit :
6.    L’investissement massif des ressources dans l’éducation des jeunes désœuvrés, particulièrement dans les zones à risque ;
7.    L’implication des couches religieuses dans les approches de développement ;
Face à l’insuffisance d’implication des jeunes et pour regagner leur confiance, dans le processus de paix et cohésion sociale, les jeunes recommandent:
8.  Une amélioration de la justice sociale, pour une gouvernance globale moins encline a tolérer l’impunité et les dérives partisanes ou ethniques mais plus respectueuse du mérite et des divergences d’opinion ;
9.    L’instauration du dialogue intergénérationnel franc et direct (Chefs d’Etat et les jeunes) dans tous les pays africains ;
10.    L’occupation des fonctions représentatives de la jeunesse (Ministres, grandes institutions, …) par des personnes compétentes et répondant aux critères d’âge   telle que définie par l’Union Africaine ;
11.    L’instauration des quotas de représentativité dans les instances décisionnelles dans tous les pays ;
12.    L’instauration d’un département dédié à la jeunesse au sein de l’Union Africaine ;
13.    La participation de la Jeunesse à tout processus de Paix et de Sécurité durable conduit par la Commission de l’Union Africaine, notamment pour les opérations de prévention, médiation et résolution des conflits ;
14.    L’utilisation des voix des jeunes leaders d’opinion, de célébrités, pour sensibiliser sur des questions de l’émigration clandestine, l’instrumentalisation, la radicalisation, le terrorisme, l’extrémisme violent.
Pilier N° 4: Droits, gouvernance et autonomisation de la jeunesse
Pour le thème « Droits, gouvernance et autonomisation de la jeunesse », les jeunes ont formulé 12 recommandations-clés à l’endroit des Chefs d’Etat.
Espérant une meilleure intégration de leurs représentants dans les processus décisionnels et politiques respectifs, les jeunes Africains:
1.    Recommandons aux Chefs d'Etat d'institutionnaliser juridiquement l’Union Panafricaine de la Jeunesse UPJ en sigle en tant qu’Agence spécialisée de l'Union Africaine en matière de la Jeunesse qui regroupe toutes les structures officielles des jeunes des Etats membres et instruire la commission de l'Union Africaine de travailler en étroite collaboration avec l'UPJ comme ce fut dans le passé en lui octroyant un bureau de liaison dans le Siège de l'UA pour renforcer l'efficacité de la structure afin de devenir plus à la hauteur de servir la jeunesse Africaine ;
2.    Abroger toutes les lois et restrictions discriminatoires pour la pleine participation des jeunes aux processus électoraux grâce à l’adoption et la promulgation de lois électorales inclusives et de constitutions qui encouragent la gestion efficace de la diversité ; ;
3. Proscrire toutes sortes de lois posant des barrières à l’exercice intégral et à l’entière jouissance des droits fondamentaux des jeunes à participer pleinement aux processus de gouvernance démocratique aux niveaux continental, régional, national et local ;
4.    Éliminer les obstacles à la participation active de la jeunesse à l’édification de la nation, y compris les entraves à leur accès aux plates-formes politiques et mettre en place des mécanismes de facilitation de leur engagement constructif dans les partis politiques, les parlements, l'appareil judiciaire, les plus hautes sphères gouvernementales et les structures de la fonction publique des Etats membres ;
5.    Garantir la ratification universelle, l’appropriation nationale et la mise en œuvre intégrale de tous les instruments sur les valeurs partagées de l’Union africaine, y compris la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la Charte africaine de la jeunesse (CAJ) et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) par tous les Etats membres d’ici à la fin de l’année
2017 ;
6.     La participation physique des Chefs d'Etat au dialogue intergénérationnel entre les jeunes et les décideurs politiques qu’organise régulièrement l’Union Africaine en collaboration avec l'Union Pan Africaine de la Jeunesse et les partenaires.
7.    Recommandons aux Chefs d’Etat de mettre en place des politiques locales et continentales pouvant faciliter le retour en Afrique des jeunes Africains de la Diaspora pour qu’elle bénéficie de leur expertise ;
8.    La libre circulation des Africains, en particulier des jeunes sur l’ensemble du continent en abolissant les demandes de visas, particulièrement en Ethiopie, pays abritant le siège de l’Union Africaine ;
9.    Mobiliser les ressources pour la Construction d'un Siège de l'Union Panafricaine de la Jeunesse souhaitable à Addis-Abeba où dans l'un des pays Africains ;
10.    L’institutionnalisation juridique dans la mesure du possible de  l’Union Panafricaine de la Jeunesse en tant qu’Agence spécialisée de l'Union Africaine en matière de la Jeunesse;
11.    L’octroi à l’Union Panafricaine de la Jeunesse dans la mesure du possible, d’un bureau de liaison dans le Siège de l'UA, pour garantir leur synergie et l'efficacité de la structure ;
12.    Le financement de la construction du Siège de l'Union Panafricaine de la Jeunesse, dans une grande métropole Africaine ;
13.    L’abrogation de toutes les lois et restrictions discriminatoires pour la pleine participation des jeunes aux processus électoraux grâce à l’adoption et la promulgation de lois électorales inclusives. L’assainissement du secteur public africain pour permettre des économies budgétaires pouvant servir à financer l’entreprenariat.
14.    La proscription de toutes lois posant des barrières à l’exercice intégral et à l’entière jouissance des droits fondamentaux des jeunes à participer pleinement aux processus de gouvernance démocratique aux niveaux continental, régional, national et local.
Voulant voir nos décideurs joindre la parole à l’action et respecter les textes déjà promulgués, les jeunes Africains, suggèrent:
15.  La ratification par tous les Etats membres, l’appropriation nationale et la mise en œuvre intégrale et le rapportage systématique de tous les instruments sur les valeurs partagées de l’Union africaine, y compris la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la Charte Africaine de la Jeunesse (CAJ) et la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG) d’ici à la fin de l’année
2017;
16.    Le renforcement et la vulgarisation des instruments juridiques nationaux et internationaux favorables aux jeunes ;
17.    La mise en place d’un cadre de plaidoyer au niveau continental, régional et national pour la participation des jeunes au processus de prise de décision ;
18.     L’établissement d’un mécanisme de suivi des engagements pris au niveau continental, régional et national en faveur des jeunes ;
19.     La création d’un cadre d’échange sur les règles coutumières positives au niveau national en faveur du développement de la jeunesse ;
Conscients de ce que la 6e région de l’Afrique est une force et une opportunité pour nombre d’entre nous, les jeunes Africains, demandent:
20.    L’accord de facilités d’investissement de la diaspora sur le continent africain ;
21.    La Création d’une plateforme africaine d’incitation au retour des compétences de la diaspora et de son insertion dans la vie politique, économique, et sociale ;
Pilier N° 5 : Santé, arts, culture et sports au service du bien être
Pour le dernier thème, consacré à « Santé, arts, culture et sports au service du bien être», les jeunes ont formulé 14 vœux essentiels ainsi libellé :
Nous jeunes africains, croyons que c’est de la santé de notre jeunesse que dépendra celle de nos parents, et recommandons pour la préserver des risques auxquels elle est exposée : : 
1.    La promotion de l’éducation à une sexualité responsable pour les jeunes, la lutte contre le mariage précoce et les grossesses précoces, les violences basées sur le genre, et les mutilations génitales féminines ;
2.     Mettre en place et promouvoir des services médicaux intégrés favorables aux adolescents et aux jeunes dans les établissements de santé privés et publics, dans les cliniques scolaires, ainsi que dans d’autres structures et offrir des prestations de services appropriés en matière de santé sexuelle et reproductive ;
3.     L’instauration de l’assurance médicale gratuite pour les élèves et étudiants Africains dans les hôpitaux publics ;
4.    Le renforcement des mesures répressives à l’endroit des auteurs des pratiques néfastes telles que la consommation de substances dangereuses, les violences basées sur le genre, les mutilations génitales féminines, le mariage des enfants…
5.    L’’accroissement des budgets alloués à la prévention des comportements sexuels à risques, le mariage précoce, les grossesses précoces, et l’avortement clandestin…
6. La facilitation de l’accès des jeunes aux services conviviaux de santé incluant les méthodes contraceptives ;
7.    La facilitation et la généralisation de l’éducation sexuelle pour les jeunes, dans tous les pays africains avec un accent particulier en milieu scolaire et extrascolaire ;
8.    La création des fonds régionaux et sous régionaux pour la recherche expérimentale contre les maladies liées aux IST/VIH/SIDA, hépatite C, le paludisme, Ébola, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et le diabète…
9.    L’instauration de l’assurance médicale sociale pour les jeunes sans ressource, et en situation de handicap (albinisme inclus) ;
10.    L’établissement de mécanismes fiscaux de solidarité au niveau national pour une prise en charge optimale des soins de santé mentale, maladies chroniques chez les jeunes (insuffisance rénale).
11.    L’augmentation des droits d’accise s’exerçant sur les boissons alcoolisées et le tabac.
Nous jeunes africains, croyons que le sport et l’art sont des vecteurs d’ascension sociale ayant fait leur preuve, fortement constitutifs de notre épanouissement personnel, aussi nous vous prions : 
12.    Intensification de l’investissement dans les infrastructures culturelles et sportives de proximité au niveau national pour permettre la promotion de l’expression artistique et sportive des jeunes à tous les échelons de la société ;
13.    La création des centres artistiques et sportifs d’excellence régionaux sous régionaux et nationaux ;
14.    La création des fonds mixtes pour le financement des œuvres artistiques et culturelles ; ;
15.    Le développement et la promotion de la créativité féminine. La réhabilitation de la pratique sportive et artistique en milieu scolaire et extrascolaire en encourageant les   plus méritants, à travers les bourses scolaires d’excellence ;
16.    La constitution au niveau national de pépinières artistiques et sportives de proximité.

Abdelkerim H.B

                                              Voeux du nouvel an du Président du CESC


En début de cette année 2019, j’adresse mes voeux les meilleurs au peuple tchadien, aux hautes personnalités du pays, aux membres du Conseil Economique, Social et Culturel et aux visiteurs de notre site: www.cesc.td. Que 2019 soit pour le Tchad, une année de renforcement de la cohésion nationale, de paix renforcée et à tous, une année de santé, de paix de coeur, de bonheur, d’amour et de prospérité.
Au-delà d’autres considérations, l’année 2018 a redoré le blason du Conseil Economique, Social et Culturel. Notre institution a vu sa mission renforcée et sa composition élargit à d’autres corporations, si bien que le nombre de ses membres est revu en baisse.
Ainsi, l’Ordonnance N° 22/PR/2018 portant attributions, organisation et fonctionnement du Conseil Economique, Social et Culturel en dynamisant notre institution a élargi ses attributions au domaine environnemental. Grâce à cette Ordonnance, les représentants des organisations patronales, des organisations non gouvernementales nationales pour le développement et la protection de l’environnement et les représentants des personnes handicapées siégeront au Conseil Economique aux cotés des autres corporations déjà représentées. C’est en somme une dynamique insufflée à notre organe consultatif.
Ce sang neuf insufflé au Conseil Economique, Social et Culturel est à mettre à l’actif de son Excellence, Idriss Déby Itno, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, initiateur du Forum national inclusif et artisan de la 4ème République.
Pour nous, Conseillers de la République, le réaménagement de notre institution et son maintien parmi les grandes institutions de la République sonnent comme une confiance renouvelée au CESC, Conseiller des pouvoirs Exécutif et Législatif en matière économique, sociale, culturelle et environnementale. A cet égard, nous donnerons le mieux de nous-mêmes pour analyser tout problème de développement économique, social, culturel et environnemental de la nation et attirer l’attention du gouvernement sur des réformes nécessaire et utiles à mettre en oeuvre dans l’intérêt du pays.
Au cours de l’année 2018, les Conseillers de la République ont tenu le pari des sessions ordinaires. D’autres activités telles que des réunions, des audiences, des séances de travail ont été tenues et des missions à l’extérieur ont été effectuées par le Président, accompagné des conseillers de la République et/ou ses proches collaborateurs. La périodicité de notre périodique d’information, « Le Conseiller » a été respectée. C'est pour moi un motif de satisfaction et j’invite les internautes à visiter notre site web www.cesc.td pour apprécier les articles publiés.
En se dotant d’un site web, moyen moderne de communication et d'information, l'institution dont j'ai l'insigne honneur de diriger a tenu le pari de rendre visibles et lisibles ses activités par le biais de la toile et communiquer avec la communauté internationale et les institutions soeurs.
Notre site traite des sujets ayant trait à l’économie, au social et au culturel. Il porte le label du CESC certes, mais c’est un outil de communication et de développement au service de toutes les corporations représentées en son sein.
Le Portail officiel du CESC est de ce fait, un outil d’information et de communication, ouvert à toutes les organisations de la société civile tchadienne organisée.
Nous nous engageons à poursuivre la mise à jour du site avec la même détermination et le même professionnalisme.

Une fois encore, je réitère mes voeux les meilleurs à toutes et à tous et souhaite la bienvenue aux visiteurs du portail web du CESC, www.cesc.td

                                                                                                                            Abdelkerim Ahmadye Bakit

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