A l'ouverture de la semaine de reflexion du secteur privé sur la relance de l'économie nationale, le Président de la République a prononcé un discours optimiste quant à la relance de l'économie. Au regard de la mobilisation des différentes couches de la société tchadienne pour le Tchad nouveau, celui de la 4ème République le chef de l'Etat a indiqué en substance: "les acteurs du secteur privé, toutes filières confondues, font leur entrée  sur scène en signant de manière marquante  ce forum de réflexion sur la relance économique." Lire le Discours du Chef de l'Etat dans les ligne qui suivent.

IDI-   Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
-    Madame la Première Dame ;
-    Messieurs les Présidents des grandes institutions de la République ;
-    Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
-    Mesdames et Messieurs les Députés ;
-    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales;
-    Mesdames et Messieurs les Représentants du secteur privé ;
-    Distingués invités ;
-    Mesdames et Messieurs.
Décidément,  toutes les forces vives de la nation sont debout, mobilisées pour la grande bataille  de la refondation de la Nation.
Il y a juste une semaine,  les autorités traditionnelles et coutumières  ont pris l’option majestueuse de participer  activement au chantier du développement économique et de la prospérité sociale.

Quelques jours avant la rencontre des dépositaires de nos traditions, l’on a assisté au pacte patriotique de la jeunesse tchadienne dans sa diversité pour le même noble et sublime objectif.

Aujourd’hui, les acteurs du secteur privé, toutes filières confondues, font leur entrée  sur scène en signant de manière marquante  ce forum de réflexion sur la relance économique. Ai-je besoin d’exprimer mon enthousiasme et ma totale fierté  au regard de cette grande mobilisation citoyenne pour le Tchad nouveau ?

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi de féliciter, très sincèrement, les responsables de la Chambre de commerce, de l’industrie, de  l’agriculture, des mines et de l’artisanat, ceux du patronat et l’ensemble des opérateurs économiques tchadiens pour la louable initiative d’organiser ces échanges fort utiles et  opportuns. 

Aujourd’hui, la relance économique ne peut seulement être perçue comme  un objectif à atteindre ou une  performance à réaliser. Bien plus,  la redynamisation  de notre économie est un impératif vital pour le Tchad et les Tchadiens.

En effet,  la  rude crise économique financière  née de la volatilité des cours du pétrole et de la menace terroriste a porté  une véritable estocade à notre pays.

C’est pourquoi, la multiplication des initiatives citoyennes que je saluais à l’instant sonne comme des actes sacrificiels pour sauver l’économie nationale.
 
Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui, le secteur privé a pris  la juste  mesure de sa  responsabilité car il  a un rôle prépondérant à jouer dans ce concert collectif  d’introspection en vue de développer les stratégies pour sortir de la crise. 

Oui, le secteur privé qui est un maillon essentiel de la chaîne de production des richesses, de la création d’emplois et de la lutte contre la pauvreté a son mot à dire pour conjurer les maux dont souffre l’économie nationale.

C’est à dessein et en toute responsabilité qu'il décide d’écrire sa part de l’histoire de notre économie.

Je l’avais moi-même dis,  en avril 2017, quand j’ai eu des échanges avec nos frères et sœurs  opérateurs économiques.

J’avais mis un point d’honneur sur un certain nombre de préoccupations qui sont extrêmement importantes à savoir :

 
- Le rôle et surtout la place de choix reconnue au secteur privé comme tête de pont dans la nouvelle ère ;

 -  La nécessaire diversification de l’économie, tenant compte des programmes et projets ambitieux dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des mines, de l’habitat… 

L’urgence pour le pays d’encourager l’épargne nationale et dissuader toute pratique de thésaurisation, pour privilégier les circuits normaux, bénéfiques au développement des activités économiques ; La réduction de certaines taxes, dans l’optique de favoriser les investissements.


-  Je me réjouis, que mes préoccupations aient eu leur parfait répondant, à la lumière des questions inscrites au menu de cette réflexion.

Je fais bien sûr, principalement, allusion au « Document cadre sur la facilité à faire des affaires au Tchad » qui  constitue une très bonne base de dialogue et de concertation permanente entre le secteur privé et le secteur public au bénéfice de notre pays.

Ce document très ambitieux, de part son esprit et sa finalité,  est accompagné d’une charte d’éthique des entreprises au Tchad. 

Il est, au demeurant, fort nécessaire que le secteur privé se drape de nouveaux oripeaux éthiques  et moraux  pour soigner son  image et instaurer une gouvernance axée sur le résultat et l’efficacité. De même, la question lancinante de la lutte contre la corruption doit être au centre de vos préoccupations.

J’exhorte, à ce sujet, le secteur privé à se livrer à une profonde radioscopie du monde des affaires, d’identifier toutes les tares qui empêchent son éclosion et  d’explorer toutes les voies qui nous permettent de revigorer  notre économie.

Du secteur pétrolier,  aux nouvelles technologies de l’information et de la Communication,  la culture, les arts et l’artisanat en passant par l’entrepreneuriat féminin et l’entrepreneuriat des jeunes,  toutes les entreprises installées au Tchad doivent fédérer leur génie et savoir-faire pour baliser le chemin du futur.

C’est fort logiquement que  j’ai demandé à tous les Ministres concernés de participer activement  aux fructueux échanges, de vous écouter et de veiller à ce que le Gouvernement apporte des réponses appropriées à vos préoccupations.

L’État a l’obligation  de poursuivre les réformes d’ordre institutionnel et réglementaire pour créer un environnement sain et incitatif aux affaires.

De même, le secteur privé a le devoir  de s’approprier réellement cet environnement propice et d’être plus entreprenant à travers des initiatives structurantes et génératrices d’emplois et de revenus.

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Même si la crise a durement touché le secteur privé, il est de bon aloi que nos opérateurs économiques et hommes d’affaires se mettent à l’ouvrage.  Aucune crise ne doit prendre le pas sur la motivation du privé à développer des actions de relance de l’économie.

Je suis même  convaincu que cette conjoncture a renforcé la résilience  du secteur privé qui a effectivement su puiser dans l’adversité les ressources et la force pour rebondir. 

Comme l’indique si bien le slogan fort à propos de cette semaine de réflexion, le Tchad est bel et bien un pays dans lequel les entreprises ont envie d’investir.  Et ce, au regard du potentiel humain et économique dont  est pourvu notre pays. 

Le Tchad a une population jeune. Le pays dispose des  ressources agricoles  et pastorales immenses.

Nous avons plus de 30 millions d’hectares de terres arables, de l’eau à fleur de sol et plus de 100 millions de têtes de bétail.

En sus, le sous-sol tchadien, ce scandale géologique,  n’a pas fini de dévoiler  ses secrets insoupçonnés en termes de ressources minières et minéralogiques.

C’est effectivement pour tirer le meilleur parti de ces atouts économiques que nous avons lancé le Plan National de Développement 2017-2021 dans la perspective de  la diversification de l’économie en soutenant la promotion des filières porteuses de croissance.

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Avant de terminer mon propos, je voudrais insister, une fois de plus, sur les enjeux sociaux liés à la multiplication des investissements et à la redynamisation  de notre économie. 

Ces investissements sont extrêmement importants car nous devons créer la richesse et de l’emploi pour nos jeunes qui rêvent  de meilleures perspectives pour leur avenir.

Je vous souhaite plein succès dans vos délibérations, et je déclare ouverte  la semaine nationale de réflexion sur la contribution du secteur privé à la relance économique.

 Je vous remercie.

Ce discours a été pris sur le site de la Présidence de la République par le Service Communication et Relations Publiques du CESC le 4 octobre 2018

Pdt Abdelkerim

Mot de bienvenue du Président du CESC

A l’orée de la nouvelle année 2018,  je souhaite une bonne et heureuse année au peuple tchadien et aux visiteurs du site du Conseil Economique, Social et Culturel : www.cesc.td. Que 2018 soit pour tous, une année de paix, de bonheur, de prospérité et de santé.  

L’année 2017 a permis aux internautes de connaître grâce au   portail web officiel du Conseil Économique, Social et Culturel nos activités réalisées au cours de l’année. Par cet outil, nous avons communiqué en temps réel avec le monde entier. C'est pour moi un motif de satisfaction  de savoir que tous les articles publiés sur le site ont été consultés grâce à ce puissant outil de communication de notre ère.

C’est ici l’occasion de dire qu’en se dotant de ce moyen moderne de communication et d'information, l'institution dont j'ai l'insigne honneur de diriger a tenu le pari de rendre visibles et lisibles ses activités par le biais de la toile et communiquer avec la communauté internationale et les institutions sœurs.

Notre site traite des sujets ayant trait à l’économie, au social et au culturel. Il porte le label du CESC certes, mais c’est un outil de communication et de développement au service de toutes les corporations représentées en son sein.

En clair, le site du CESC se veut un outil d’information et de communication, ouvert à toutes les organisations de la société civile tchadienne organisée. 

Nous nous engageons à poursuivre la mise à jour du site avec la même détermination et le même professionnalisme.  

Une fois encore, je vous souhaite la bienvenue sur le portail web du Conseil Economique, Social et Culturel: www.cesc.td .

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